Une invitation à Martine d’Astier… Découvrir (ou redécouvrir ?) Lartigue

 

Mardi-gras avec Bouboutte, Louis, Robert et Zissou 40 rue Cortambert, Paris, mars 1903, Négatif sur verre

« Agnès b s’est souvenue d’une discussion que nous avions eue il y a une vingtaine d’années au sujet de Lartigue. Aujourd’hui, elle souhaite accueillir une exposition qui proposerait une nouvelle lecture de l’œuvre de ce photographe qu’elle aime tant ».

C’est l’occasion d’une exposition inédite pour plus d’un tiers des images présentées à la galerie du Jour, Paris, du 9 novembre au 7 janvier 2018—un choix de 130 photographies les plus intimes permettant de répondre à certaines questions fréquentes, de rendre hommage à Lartigue et ses modèles, et d’évoquer le processus de création de cette œuvre précoce et singulière à tous points de vue.

 

 

“Depuis que je suis petit, j’ai une espèce de maladie : toutes les choses qui m’émerveillent s’en vont sans que ma mémoire les garde suffisamment”, constate Lartigue dans son journal de l’année 1965. Émerveillement et mémoire qui flanche, passion pour la vie et blessure secrète devant l’impermanence des choses, il n’en faut pas plus à Lartigue pour glaner et collectionner pendant 80 ans ces milliers d’instants fugitifs dont il saura nous montrer la beauté.

Retenir le temps qui passe en conservant ces moments si fragiles, prêts à disparaitre, c’est avant tout une narration, le roman rêvé de sa vie. Aucune spéculation ou intention sur l’effet à produire, cet enfant prodige photographie comme il respire. « Je prends à tort et à travers de stupides photographies et mon paradis sans ombre me semble invulnérable …parce qu’en moi, autre chose fait le reste. »

 

Florette, Piozzo, juillet 1959

 

L’exposition permet d’approcher la démarche de Lartigue au plus près en illustrant ses thèmes les plus chers : L’enfance ; Bibi (sa première épouse), Dani (son fils unique), le mannequin Renée Perle (une de ses muses), Florette (sa compagne pendant près de cinquante ans), Picasso (chez qui Lartigue passe une journée à Cannes, le photographiant une centaine de fois), et ‘Moi’ (des autoportraits et images de son ombre).

Seront également présentées plusieurs pages d’albums ainsi qu’une projection 3D d’images choisies parmi les 4 500 plaques stéréoscopiques réalisées par Lartigue entre 1902 et 1928, préfiguration d’un long métrage en préparation, L’enfant des profondeurs; un diaporama comprenant 100 pages d’albums (1902 à 1986) ; et le film Le bandit et la fée Améliot, tourné en famille au Château de Rouzat pendant l’été 1914.

 

 


 

Exposition présentée du 10 novembre 2017 au 6 janvier 2018

Galerie du Jour – agnès b.

44, rue Quincampoix

75004 Paris

Tél. 01 44 54 55 90

www.galeriedujour.com